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TĂ©lĂ©phonie​

Alimentation d’une antenne mobile Bouygues Telecom​

On oublie souvent que nos rĂ©seaux tĂ©lĂ©coms sont trĂšs gourmands en Ă©nergie, en particulier suite au dĂ©ploiement de la 5G. En cas d’évĂšnements sportifs ou culturels, qui rassemblent de nombreux clients dans un mĂȘme lieu, les rĂ©seaux tĂ©lĂ©phoniques mobiles sont fortement sollicitĂ©s et peuvent parfois saturer. Il faut alors augmenter la capacitĂ© du rĂ©seau tĂ©lĂ©coms avec la mise en place temporaire d’antennes supplĂ©mentaires pour permettre Ă  nouveau d’émettre et de recevoir des appels, diffuser en live du contenu sur les rĂ©seaux sociaux ou encore naviguer sur internet. D’oĂč le besoin de faire appel Ă  des solutions de substituions ou de soutien au rĂ©seau en place avec un groupe Ă©lectrogĂšne tel que ceux dĂ©veloppĂ©s par EODev

Une antenne 5G alimentée par le GEH2

L’intĂ©rĂȘt des B-Trucks Bouygues Telecom​

Les B-Trucks sont des camions Ă©quipĂ©s d’une antenne relais qui peut basculer Ă  l’extĂ©rieur, sur le toit, et se dĂ©ployer jusqu’à une hauteur de prĂšs de 20 mĂštres. Cela permet de couvrir les zones avec une forte affluence et de rĂ©pondre aux besoins trĂšs rĂ©seau. Sur le lieu de l’évĂšnement, si l’alimentation Ă©lectrique n’est pas possible ou satisfaisante, les B-Trucks 5G peuvent ĂȘtre alimentĂ©s en Ă©lectricitĂ© par des groupes Ă©lectrogĂšnes.​

Les chiffres clés

1,2 Mégawatts

générés

6 semaines

de fonctionnement​

11 tonnes de CO2

évitées

Un camion antenne alimentĂ© sur l’hippodrome de Longchamps

A l’occasion des concerts et Ă©vĂšnements d’étĂ© qui se sont dĂ©roulĂ©s sur l’hippodrome de Longchamp Bouygues Telecom a fait appel Ă  EODev pour alimenter son antenne relais mobile pendant 6 semaines.​

Le choix du GEH2Âź
pour l’alimentation​

Face Ă  l’absence de rĂ©seau Ă©lectrique sur place, EODev a Ă©tĂ© sollicitĂ© avec son groupe Ă©lectro-hydrogĂšne GEH2Âź pour rĂ©pondre aux besoins Ă©nergĂ©tique et alimenter cette antenne relais mobile dĂ©ployĂ©e pendant plusieurs semaines. Le choix de cette technologie offre plusieurs avantages : performance & rĂ©activitĂ© du groupe, aucun rejets de CO2, particules fines ni odeurs dĂ©sagrĂ©ables et enfin aucun bruit. Permettant ainsi au public et autres festivaliers de profiter pleinement de l’expĂ©rience sur place sans la moindre nuisance. ​

Réduction de 80%
des Ă©missions de CO2​

À usage, en comparaison avec une solution thermique, le GEH2Âź a permis de rĂ©duire de 80% les Ă©missions CO2 sur l’ensemble de la pĂ©riode d’utilisation grĂące Ă  l’usage d’hydrogĂšne certifiĂ© vert par Linde. Au total, ce sont prĂšs de 11 Tonnes de CO2 qui ont Ă©tĂ© Ă©vitĂ©es, soit l’équivalent de 87 000km parcourus en avion. ​

Vous avez une question,
nous avons la réponse.

A quoi sert l’hydrogĂšne ?

Jusqu’à prĂ©sent principalement utilisĂ© comme matiĂšre premiĂšre pour la chimie et le raffinage pĂ©trolier, l’hydrogĂšne est de plus en plus identifiĂ© comme vecteur Ă©nergĂ©tique d’avenir en raison de ses facultĂ©s de stockage et du fait que son utilisation n’émet pas de CO2. Il se prĂ©sente aujourd’hui comme un substitut possible aux hydrocarbures, et un moyen efficace pour faciliter l’intĂ©gration des Ă©nergies renouvelables. Si les 75 millions de tonnes d’hydrogĂšne produites par an dans le monde sont pour l’instant issues Ă  plus de 95% d’énergies fossiles, les nouvelles technologies permettant de produire de l’hydrogĂšne dĂ©carbonĂ© continuent Ă  gagner en maturitĂ©. La production d’hydrogĂšne Ă  partir de biomasse ou par Ă©lectrolyse est soutenue par l’émergence d’une nouvelle demande pour de « l’hydrogĂšne vert ».

Dans l’industrie, le recours Ă  un hydrogĂšne dĂ©carbonĂ© devrait intervenir dans les procĂ©dĂ©s utilisant traditionnellement de l’hydrogĂšne fossile comme la production d’ammoniac et le raffinage du pĂ©trole, mais Ă©galement dans de nouveaux procĂ©dĂ©s en substitut d’autres matiĂšres fossiles. Les projets d’expĂ©rimentation de nouvelles voies d’intĂ©gration d’hydrogĂšne dĂ©carbonĂ© ou de valorisation d’hydrogĂšne fatal dans les chaĂźnes de production se sont ainsi multipliĂ©s ces derniĂšres annĂ©es, et la loi Ă©nergie climat 2019 fixe un objectif de 20 Ă  40% d’hydrogĂšne bas carbone et renouvelable Ă  l’horizon 2030.

Dans les transports, les vĂ©hicules hydrogĂšne reprĂ©sentent une alternative de choix pour rĂ©pondre aux dĂ©fis de la mobilitĂ© durable. Ils ne rejettent que de l’eau, disposent d’une autonomie Ă©quivalente Ă  un vĂ©hicule Ă  combustion et se rechargent rapidement. En plus de la multiplication du nombre de modĂšles de voitures hydrogĂšne, l’annĂ©e 2019 aura Ă©tĂ© marquĂ©e par l’accĂ©lĂ©ration de la dynamique du ferroviaire hydrogĂšne avec la multiplication des commandes du train dĂ©veloppĂ© par Alstom, et par l’intĂ©rĂȘt grandissant des collectivitĂ©s locales pour le dĂ©ploiement de lignes de bus Ă  hydrogĂšne.

Dans le cadre d’un mix Ă©lectrique futur toujours plus renouvelable, le vecteur hydrogĂšne Ă©nergie permet de pallier l’intermittence des Ă©nergies renouvelables en stockant, sous forme gazeuse, l’électricitĂ© excĂ©dentaire produite lors des pĂ©riodes de forte production et de faible consommation (Power to Gas). Le stockage d’Ă©nergie rendu possible par l’hydrogĂšne permet aussi d’Ă©tendre les perspectives de l’autoconsommation Ă  l’Ă©chelle d’une maison, d’un bĂątiment ou d’un village.

Avantages de l’hydrogĂšne sur une solution « tout batteries » ?

Alors que les batteries fournissent une Ă©nergie immĂ©diate court terme, l’hydrogĂšne agit en prolongateur d’autonomie sur le long terme. L’exemple du bateau Energy Observer illustre grandeur nature l’immense avantage massique de l’hydrogĂšne en comparaison des batteries. Alors que le parc batteries pĂšse 1400kg pour 112 kWh, le stockage hydrogĂšne et la pile Ă  combustible pĂšsent au total 1700kg pour 1000 kWh. RapportĂ© au kilogramme, 1kWh pĂšse donc 12,5kg lorsqu’il est stockĂ© dans des batteries, et seulement 1,7kg lorsqu’il est stockĂ© sous forme d’hydrogĂšne. En d’autres termes, cela signifie qu’à poids Ă©gal, le stockage hydrogĂšne contient 7,35 fois plus d’énergie que le stockage batterie, soit un atout considĂ©rable pour la mobilitĂ©, qu’elle soit maritime, terrestre, ou mĂȘme aĂ©rienne. Pour plus de dĂ©tails, voir aussi l’exemple d’application dĂ©veloppĂ©e Ă  bord des Hynova 40, et l’article sur l’hybridation pile Ă  combustible – batteries Ă  retrouver ICI.

Combien d’Ă©nergie contient l’hydrogĂšne ?

En terme d’énergie « contenue » : 1 kg d’ H2 = 11 Nm3 = 13,6L d’ H2 liquide = 23,3L d’H2 à 700 bars et contient 33 kWh d’énergie produit par 52 kWh d’électricité (en pratique industrielle, le rendement est de 63% par électrolyse avant compression ou liquéfaction). Un litre d’ H2 liquide pèse 73,5 g et contient 2,4 kWh donc 4 litres H2 liquide = 9,6 kWh. Un litre d’ H2 à 700 b pèse 43g et contient 1,4 kWh donc 7 litres H2 à 700 b = 9,8 kWh On en déduit en terme d’énergie (approximativement) : 1 litre essence = 9 kWh = 3000 l d’ H2 (à Patm) = 7 litres H2 / 700 b = 4 litres H2 liquide / -253°C.

Comment est produit l’hydrogĂšne utilisĂ© couramment ?

À l’heure actuelle, 95% de l’hydrogĂšne produit en France est d’origine fossile, comme prĂšs de 99% de celui produit dans le reste du monde. Cet hydrogĂšne est obtenu le plus souvent Ă  partir du procĂ©dĂ© de vaporeformage du mĂ©thane, le composant principal du gaz naturel. Chaque kg d’hydrogĂšne produit ainsi Ă©met 12 kg de CO2, et son prix de revient varie de 1 Ă  2.5€ par kg. PrĂšs de 45% de la production mondiale est issue de cette technique.

Environ 25% de la production d’hydrogĂšne provient de « co-production » de produits raffinĂ©s issus d’hydrocarbures, qu’on appelle alors hydrogĂšne « fatal ». Son coĂ»t de production est variable puisqu’il s’agit ici d’un « rĂ©sidu » de production d’autres Ă©lĂ©ments chimiques, et donc son empreinte carbone l’est aussi.

Une troisiĂšme filiĂšre utilise le charbon, brĂ»lĂ© Ă  trĂšs haute tempĂ©rature (1200 Ă  1500°C) pour sĂ©parer l’hydrogĂšne — qu’on devrait appeler dihydrogĂšne H2 — du CO2, sous forme de gaz. Cette production, environ 30% du total, permet d’obtenir un hydrogĂšne dont le prix de revient au kg oscille entre 1,5 et 3€ le kg, mais libĂšre 19kg de CO2 par kg d’hydrogĂšne.

Il s’agit lĂ  de modĂšles industriels qui fabriquent de l’hydrogĂšne « gris ». L’hydrogĂšne « vert », qui ne contribue qu’Ă  moins de 1% de la production mondiale (environ 5% en France), provient de l’utilisation d’Ă©nergies dĂ©carbonĂ©es ou renouvelables (solaire, Ă©olien…). L’Ă©lectrolyse de l’eau, qui permet une empreinte carbone nulle ne reprĂ©sentait en 2019 que 0,1% de la production mondiale d’hydrogĂšne, du fait d’un coĂ»t relativement prohibitif en comparaison des autres modes de production, un kg d’hydrogĂšne revenant entre 3 et 12€ pour sa seule production (hors coĂ»t de transport, de distribution…).

Pour permettre le dĂ©ploiement Ă  grande Ă©chelle d’un « hydrogĂšne vert », l’électrolyse Ă  partir d’une source d’énergie renouvelable fait partie des voies d’avenir de la filiĂšre, et c’est clairement l’une des voies tracĂ©es par le plan de relance de 2020, pour faire de la France et de l’Europe des champions de la production d’hydrogĂšne « vert ».

Est-ce qu’une pile Ă  combustible est comme une batterie ?

Une pile Ă  combustible est faite de mĂ©tal, de graphite, d’Ă©lectrodes et son processus est effectivement chimique. Le systĂšme REXH2Âź conçu par EODev s’appuie sur la technologie de pile Ă  combustible Toyota. Le systĂšme de pile Ă  combustible Toyota a dĂ©jĂ  prouvĂ© ses avantages pendant de nombreuses annĂ©es dans la Mirai, mais plus rĂ©cemment aussi dans d’autres applications telles que les bus et les camions. Son utilisation pour le transport maritime est Ă  nouveau un pas de plus vers le dĂ©veloppement de la sociĂ©tĂ© de l’hydrogĂšne.

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